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Bienvenue  posté le mardi 25 septembre 2007 21:35

Déjà, je vous souhaite la bienvenue sur ce blog-histoire.

 

Bref, ca va faire six ans que je n'ai plus écrit ce genre d'histoire... Peut-être bien que j'aurai fait des progrès, ou peut-être pas. Nous verrons bien.  En tout cas, cela faisait un moment que j'avais envie d'écrire une histoire comme celle-ci... Avec ce scenario très précis.

Alors j'espère très sincerement que cela vous plaira.  Cela dit, j'ai pris l'habitude d'ajouter de la musique pendant la lecture. Habitude dont je ne me suis pas débarassée, donc libre à vous de ne pas activer la musique mais...  Je vous conseille vraiment de la mettre. Elles sont là pour vous mettre un peu dans l'ambiance, ou vous mettre dans une ambiance que j'aurai choisi. 

 

Si vous souhaitez faire vos pubs ( car je ne doute pas un instant que vous n'y manquerez pas !), faites le içi.... Ailleurs, je l'effacerai, vous voilà prévenu.

La moindre question ? N'hésitez pas non plus, je ne mord toujours pas, aux dernières nouvelles, et je me ferai une joie de vous répondre ^^

 

 

Bonne lecture !

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Présentation rapide de l'histoire ?  posté le mardi 25 septembre 2007 21:43

Parce que peut-être que certains voudront un résumé, j'imagine....

 

" Leona est une adolescente quelconque, avec tout les défauts qu'une jeune de son âge possède. Depuis sa famille, avec qui elle a des soucis, jusqu'à l'école, où elle est difficilement sociable, sans oublier les petits soucis de l'adolescence. Elle ne se passionne pour rien, dis des choses incompréhensibles pour les autres élèves, et n'inspire qu'au suicide. Mais un jour, tout bascule..."

 

 

Note de l'auteur: je suis une quiche pour les résumes ç_ç sorry !

 

 

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-1-  (Chapitre 1: Vente d'âme et de services) posté le mercredi 26 septembre 2007 20:41

 

Regarde-moi donc si tu l'oses,
Diabolique poupée innocente é-perdue
Au regard vitreux et joues roses,
Devant moi, ton âme est à nue.

 

 

 

Centre de recherche, clinique Sophie Germain.

 

Au commencement, il y avait de l'eau. Puis vint ensuite la lumière. Aveuglante. La jeune femme tenta maladroite de se proteger, levant une main vers ses yeux, tandis qu'ils clignaient à cause de cette agression si subite.  Doucement, elle commença à reprendre conscience. Elle avait la gorge sèche, une impression d'avoir des crevasses et des ravins plutôt ques des lèvres et le sentiment d'avoir trop dormi. Elle regarda quelques secondes d'un air vitreux sa main, celle qui s'était levée.

Il y avait comme des perfusions... Mais elle n'en était pas certaine. Elle n'y connaissait vraiment rien elle. Et puis, elle avait été si peu dans un hôpital dans sa vie... Hôpital. Elle cligna une nouvelle fois des yeux, et, se redressant un peu sur son séant, tant bien que mal, les muscles comme endoloris, elle entrepris de regarder rapidement son environnement.

Tout d'abord, elle était dans ce qu'il semblait être une espèce de chemise de chambre d'hôpital. Vraiment très particulier, ne put-elle s'empecher de penser. Puis, elle compris quelque chose: elle est à moitié allongée dans quelques centimètres d'eau. Et la surface métallique, sur laquelle elle reposait était parfaitement propre, neutre, et un frisson lui parcourut l'échine. Ca, ca ne lui disait rien de bon.

En fait, l'eau était tout simplement une sorte de mini-bassin. Assez grand d'ailleurs.  Enfin, son regard tomba sur lui. Assez agé, par rapport à elle, en blouse blanche, mains derrière le dos, attendant patiemment. A côté de lui, une infirmière. Classique. Une infirmière et un docteur. Ou un médecin. Quelle importance ?

 

- Alors ?  interrogea-t-il, rompant brusquement le silence qui s'était installé dans cette pièce au carrelage blanc.

Alors quoi ? Fut la première phrase lui venait à l'esprit. Alors quoi mon vieux ? J'ai soif. Et puis t'es qui ? Hein ? Et la nana à côté, c'est qui ? C'est juste une emploi-jeune ? Elle est digne de confiance, hein, dis ? Et puis la lumière fut.

- Alors ? réitara-t-il, un peu plus pressant.

Un sourire se dessina légèrement sur les lèvres saccagés de la jeune femme.

- A votre avis, souffla-t-elle, le souffle court, replacant une mèche de cheveux, trempée par l'eau et la transpiration.

- C'est une réussite alors ? s'enquit immédiatement la blouse blanche.

- Evidemment, répliqua-t-elle. Evidemment.

Avant de se rallonger.

- Je suis fatiguée.  J'ai faim. J'ai soif, murmura-t-elle, d'une voix rocailleuse et faible.

 

La blouse blanche fit un geste, un simple geste, et la jeune infirmière s'en alla. Elle avait compris l'ordre. Apporter à la femme là, allongée dans de l'eau, de quoi se restaurer.

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-2-  (Chapitre 1: Vente d'âme et de services) posté le mercredi 26 septembre 2007 21:38

De nos jours.

 

 

Il pleut, s'emerveillait une jeune demoiselle devant sa fenetre. La pluie. Elle aimait bien cela. C'était une musique, après tout. Elle n'avait pas de musiques, elle, d'abord. La radio ? Elle n'aimait pas trop. En fait, elle se sentait surtout gauche avec ce genre d'appareil, et puis, elle avait la flemme.

Des disques ? Elle ne connaissait aucun groupe de musique. Aucun. Au collège, on ne lui parlait que de chanteurs, de groupes à la mode. Voir de rappeurs. Mais elle n'aimait aucun des deux. Enfin... elle ne detestait pas non plus. Mais elle ne voulait pas écouter pour "faire comme tout le monde". D'ailleurs.... Quand les autres filles ne juraient que par des fringues très chics, des marques hors de prix, ou des jogging-basket, elle, elle ne jurait pas que des vêtements noirs. Pantalon noir. T-shirt noir. Chaussettes noirs. Sous-vêtements noirs. Chaussures noirs. Et si elle le pouvait, elle aurait été jusqu'à se teindre les cheveux noirs.

Mais sa mère n'aurait probablement pas été d'accord, soupira-t-elle intérieurement. Et puis, elle n'aurait pas le cran de toutes les manières. Déjà, on la montrait du doigt dans les couloirs. On ricanait ouvertement.  Bah... Elle s'en fichait un peu. Un petit peu.

 

- LEONA ! s'égosilla brusquement une femme. LEONA ! LA TABLE !

 

L'adolescente se redressa, levant à regret les yeux de la pluie, et sortit de sa chambre. Parfois, elle aimerait bien être quelqu'un d'autre. C'est bien connu. Un adolescent qui serait fier d'être exactement ce qu'il est ? La perle rare.

Elle, en autre, elle fait surtout partie des jeunes ados qui voudraient pouvoir briser leur coquille, avoir un peu plus de confiance, et qui rêve un peu trop. Au point de se dire que ce serait géant si l'on pouvait vendre son âme au Diable. A quoi bon son âme, si on s'ennuie mortellement ?

 

A suivre les cocos ^^ C'était juste un petit début...

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-3-  (Chapitre 1: Vente d'âme et de services) posté le jeudi 27 septembre 2007 20:30

Ce soir, le menu était pizza. Commande par téléphone, livraison ensuite. Jamais de pizza qu'on mettait au four. Pas dans cette maison. Leona en tomberait des nues, le jour où cela arriverait. Sa mère ne cuisinait presque jamais. Ou alors, des pates... Il faut dire, elle travaillait à carrefour, emballer les produits du rayon boulangerie. Elle faisait des horaires totalement irrégulier, et forcèment, avait très mal au dos en rentrant chez elle. Alors, le repas, pourquoi faire ? Non, les pates, c'est mieux. Des plats rapides à faire. Ou se faire livrer à domicile, voir la nourriture du McDonald's du coin, c'est bien aussi ca.

 

Et ce soir, on dinerait sur la table basse de la salle à manger/salon, devant la télévision. De toute les manières, il n'y avait jamais de repas sur la grande table de cette salle. Pourquoi faire ? On avalait son repas, vite fait "bien" fait, et on s'en allait. On regardait la télé. On jouait à la console de jeu. Parler ? Leona le faisait. Elle papotait pour plusieurs, sans discontinu. Et sans discontinu, sa mère lui disait à sa manière de "la fermer", tandis que son jeune frère - comme n'importe quel frère - s'amusait à la "casser".

 

Mais peu importe. Qu'on l'écoute ou pas, elle parle. Pour se sentir vivante peut-être ? Ou parce qu'elle ne pouvait pas s'en empêcher ? Elle parlait de tout, de rien. Le temps, la télévision, la musique, les jeux, les films, et surtout, les livres. De tout, de rien. Elle meublait le silence entre eux, c'est tout.

 

Excedée, la mère leva les yeux au ciel, sans doute pour prier le ciel de ne pas perdre le contrôle d'elle-même face à sa fille aussi agacante et pénible soit-elle.

- LEONA ! TA GUEULE ! finit-elle par hurler.

Silence. Puis, sa fille la regarda, à la fois avec une lueur de défi et de colère dans les yeux. Avant de baisser le regard et de s'attaquer silencieusement, rageusement, à sa pizza, tandis que les premières notes d'un générique d'une émission débile, ne put se retenir Leona,  retentissèrent dans la salle à manger.

Débile, mais divertissante malgré tout. Du moins, quand on n'avait que cela, sur une petite table avec le bruit du mastiquage de pizza. Quelle amertume, songeait-elle, en regardant la grande, juste derrière sa tête. C'qu'elle aimerait diner le soir dessus, avec sa mère qui lui demanderait comment se serait passée sa journée au collège, éventuellement la télévision en arrière fond sonore, avec une émission sympathique, et surtout, de la vraie cuisine.  Quelque chose de bon, de français, quelque chose qui sortirait d'une casserole ou d'un four.

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